Le développement quantitatif de l’offre parascolaire, permettant notamment de répondre à l’accroissement de la participation des femmes sur le marché du travail, implique aussi de tenir compte des aspects qualitatifs de l’accueil. Comme le soulignent plusieurs études scientifiques, les enfants peuvent pâtir d’un accueil de mauvaise qualité (voir notamment le rapport de l’OCDE 2017 sur l’éducation et l’accueil des jeunes enfants).

Pour répondre aux finalités de l’accueil parascolaire collectif, au même titre que l’accueil préscolaire collectif et de l’accueil familial de jour, la professionnalisation du domaine est cruciale. Raison pour laquelle pro enfance prévoit d’éditer à la fin de l’été une brochure valorisant les ingrédients d’un système d’accueil de l’enfance cohérent. Cette démarche résulte d’un état des lieux suisse romand mené par l’Association depuis 2016.

En référence au contexte vaudois et aux débats concernant l’accueil parascolaire dans le Canton de Vaud, pro enfance tient à rappeler quelques éléments fondateurs d’un accueil et d’une éducation de qualité :

  • un cadre de référence permettant de partager des valeurs et des principes communs au service des missions socio-éducatives, adaptables aux besoins des enfants et des familles
  • une tarification favorisant l’accessibilité de l’offre et une politique inclusive
  • un environnement physique de qualité, dont un taux d’encadrement adapté en fonction de l’âge permettant des relations stables et constantes avec chaque enfant
  • des conditions de travail adéquates, permettant notamment d’éviter un taux de rotation élevé du personnel nuisible au bien des enfants et qui implique  :
    • du personnel de l’enfance qualifié et des cahiers des charges adaptés en fonction du niveau de formation
    • des possibilités de formation continue 
    • du temps de travail en dehors de la présence des enfants pour analyser les pratiques ou instaurer des collaborations avec les différents réseaux de prise en charge (éducation spécialisée, services sociaux, etc.)
    • un temps de travail attribué à la fonction de direction
  • Un financement suffisant, pérenne et prévisible centré sur le bien-être des enfants qui permet d’agir sur l’orientation de la politique sociale et économique.

Le temps parascolaire n’est pas du temps de garde, mais bien du temps de vie. Les enfants ont besoin d’être encouragés et de s’épanouir au-delà de 4 ans afin de devenir des adultes autonomes et responsables. L’accessibilité de l’accueil et la qualité de l’offre constituent un investissement durable dans l’avenir. L’expertise des professionnel·le·s de terrain, des parents ou des instances de coordination permet d’en témoigner.

27.06.2018