Bien que le canton de Vaud connaisse une croissance économique supérieure à la moyenne suisse, ses habitants sont toujours plus nombreux à glisser sous le seuil de pauvreté. Le chômage constitue un important facteur de risque. Pour soutenir les familles, une structure lausannoise réserve la moitié de ses places d’accueil à des enfants dont les parents sont au bénéfice de l’aide sociale et participent à des mesures d’intégration au marché du travail.

Quand les parents sont au chômage, il n’est pas rare que les familles se trouvent prises dans un cercle vicieux : de nombreuses places d’accueil sont réservées aux parents qui travaillent, alors que sans solution de garde pour leur enfant, les parents au chômage ont des difficultés à retrouver un emploi.

Dans le cadre d’un projet pilote, l’IPE du Valentin à Lausanne veut offrir une solution à ce problème en réservant 12 de ses 22 places d’accueil à des enfants dont les parents sont des demandeurs d’emploi au bénéfice de l’aide sociale, souvent suite à un chômage de longue durée. Le dilemme du mode de garde se trouve ainsi résolu et l’intégration sociale des familles est favorisée. Les enfants qui grandissent dans des familles en situation de pauvreté sont particulièrement exposés au risque d’isolement social et leur accès aux opportunités de formation et de développement est souvent compromis. Les structures d’accueil leur permettent de nouer des contacts sociaux et stimulent leur potentiel.

Il est encore trop tôt pour faire le bilan complet de ce projet pilote, en place depuis une année. Le Service de prévoyance et d’aides sociales du Canton de Vaud se montre très confiant quant à l’efficacité du programme : sur les dix premières personnes qui y participent, cinq ont déjà trouvé un emploi ou une formation.

La radio suisse alémanique a récemment consacré une séquence à ce sujet. À écouter ici (en allemand).

(Information reprise du site internet du Réseau suisse d'accueil extrafamilial)